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Vie pratique

Les avantages du compost

Outre les multiples avantages que composter a pour le porte monnaie ou la conscience environnementale, il existe de nombreux autres points forts qui font que le compost est « environmental –friendly » c’est-à-dire qu’il est particulièrement pote avec son copain l’environnement. Ceux-ci vous seront détaillés dans la suite.

Mais sur quoi vivons nous ?

La planète Terre est constituée de multiples couches de différentes épaisseurs qui s’entassent pour protéger les êtres vivants de la chaleur infernale du noyau terrestre. Savez vous que la couche sur laquelle nous vivons s’appelle la croûte terrestre et ne représente à peine que 1% de la surface totale de la planète ?

Et c’est sur ces 1% que nous faisons le plus de gâchis. Mais là n’est pas le débat. Lorsque la croûte n’est pas asphaltée, l’Homme peut encore retrouver des traces de terre. Et c’est d’ailleurs grâce à la terre que poussent encore autour de nous divers végétaux, arbres et plantes et que vivent animaux ainsi que toutes ces immondes bestioles que nous préférons ne pas voir à l’œil nu.

Et heureusement qu’elles existent ! Car sans elles, la couche fertile de la terre ou humus ne pourrait pas être régénérée en permanence par ces êtres minuscules qui ne connaissent pas les RTT.

Revenons au compost ! L’humus ne se régénére évidemment pas tout seul, spontanément, malgré tout le bon vouloir des insectes ! Il lui faut évidemment un apport extérieur. Et cet apport, outre les feuilles, branches et divers décès parmi les bêtes, c’est le compost qui lui apporte !

Compost, acteur de croissance pour les végétaux et leurs racines

Astucieusement éparpillé autour d’un tronc d’arbre, d’une culture potagère ou de divers plants du jardin, le compost, bien dosé, est un merveilleux apport pour les végétaux du jardin.

Une étude du professeur G.A. Dzipol de l’université de Normandie, pour n’en citer qu’une, a démontrée sur plusieurs plants (Alisma plantago-aquatica, Asteraceae Taraxacum, Allium schoenoprasum et l’Aligatore Savanum (résultats plus mitigés)) qu’une augmentation de respectivement 85%, 45% , 72% et 1% de rendement avait été observé, en moyenne, lors de la mise en présence de ces plants avec du compost coupé à 15% de terre arable. Le même professeur a d’ailleurs ajouté en commentaire de fin d’étude qu’il avait brisé une de ses paires de ciseaux fin de botaniste en essayant de couper une des plantes les plus vivaces.

Des analyses chimiques ont aussi pu démontrer une supériorité de ces plants dans la quantité d’oligo éléments qu’elles contenaient.

Fer, Manganèse, Cuivre, Inox et Bore ont été les principaux éléments mis en avant ce qui confirme encore une fois leur absolue nécessité pour la santé des végétaux.

Compost, « perfusion » en nutriments

C’est un fait admis par tous les biologistes dignes de ce nom. Les plantes, sous l’effet des contraintes climatiques (forte chaleur, manque d’humidité ou au contraire, grand froid et noyades racinaires), ont un besoin en nutriment différent.

Ce qui fait la différence de survie entre ces végétaux est leur capacité à chercher rapidement des nutriments en cas de besoin. Rappelons que les nutriments sont les vitamines directement assimilables par les végétaux.

Le compost, en apportant par lui-même des nutriments et en les laissant à proximité des racines, tels des réserves de noisettes pour les écureuils, permet d’agir comme une « perfusion » (terme repris par le docteur biologique Herman Jost en 1985) en cas de nécessité. Il est donc un apport salvateur pour les plants vivants souvent dans des conditions hostiles à leur développement.

Le compost, facteur de porosité du sol

Le Sud de la France est assez sujet à des inondations répétitives provenant de crues soudaines et soi disant imprévisibles. On parle soudainement du côté sauvage et indomptable des rivières. Mais ce que l’on omet volontairement de dire c’est que, s’il y a des inondations, c’est avant tout à cause de l’urbanisation trop poussée de la nature.

En effet, à force de détourner les rivières pour implanter des villes sur des marais ou de poser des milliers de mètre cube de béton sur la terre, l’homme supprime progressivement la porosité de la terre. Rappelons que la porosité d’un sol est sa capacité à absorber un liquide. Dans le cas de l’eau, plus un sol est poreux, plus l’eau stagnante sera susceptible de pénétrer le sol pour rejoindre la nappe phréatique.

C’est ainsi ce qui différencie un sol compact (soumis par exemple à l’action destructrice du motoculteur qui au lieu de chercher les nutriments en fond de terre, détruit la faune en surface) d’un sol fluide, léger, agréable à laisser couler entre les doigts. Ainsi le compost, en apportant des nutriments, favorise le développement des micro-organismes (voir faune du compost) qui sont eux même les acteurs de la porosité du sol.

Tout ça pour dire que, oui, plus il y a de compost ajouté, plus le sol est poreux.

Rétention d’eau et compost !

Nombreux sont les humains (occidentaux) touchés par cet horrible maladie qu’est la rétention d’eau (ou anémie hémolytique auto immune). Mais savent-ils qu’avant d’être un fléau, c’était surtout un héritage de l’évolution de Mère Nature ? Pour preuve, regardons les dromadaires, 1 bosse et chameaux, 2 bosses. Sans rétention d’eau, ne mourraient ils pas d’une façon cruelle ?
Peu d’archéologues ont pu définir la resurgeance, aujourd’hui, de la rétention d’eau chez certaines personnes selon leur découvertes. En même temps, les squelettes déterrés sont assez secs.

Pour les végétaux l’eau est leur principale raison de vivre. Sans eau, il se dessèchent, en présence de trop d’eau, ils se noient. Cela a inspiré de nombreux poètes dont Gaétan de Malpassen :

« Terrible fluide qui nous nourrit dans notre période fœtale, si humide qu’il nous nuit ensuite et nous est fatale »

Inutile de préciser qu’il est décédé d’une indigestion.

Le compost, de part ses capacités rétentrices est une excellente éponge à eau qui ne se fait pas prier pour redistribuer ses réserves, surtout quand le peuple végétal crie à la sécheresse. (voir les travaux de Pierre Rabbhi).

Mieux vaut prévenir au compost que guérir au pesticide !

Le compost qui pourtant est un nid à insectes microscopiques est en fait assez sélect dans son choix faunal. Il ne laisse entrer que de ‘bons’ insectes selon des critères que seule mère Nature connaît exactement.

Des scientifiques de l’université du Connecticut auraient passés 15 années sur un compost de leur composition sans comprendre comment un collembole rouge à pois vert remanié génétiquement pouvait entrer alors qu’un collembole noir (rebaptisé ‘costardlembole’, selon la traduction la plus exacte) n’y avait pas accès.

Ces « bons » insectes auraient des capacités anti-pathogènes qui éloigneraient ainsi des bactéries néfastes (comme l’Escherichia Syphilia pour n’en citer qu’une).

De plus, certains insectes (telle l’araignée Theridiidae ou d’autres grillons), dis ‘suicidaires’, auraient ce destin funeste d’absorber au maximum de leur capacité certains métaux toxiques ou certaines substances entrant dans la composition des pesticides de Monsanto avant de s’éloigner et de mourir plus loin. De tels charniers à suicidés ont d’ailleurs provoquées de nombreuses polémiques parmi les scientifiques à tendance religieuse qui ont toujours réfutés le suicide comme dénouement de la vie prévue par mère Nature.

Cette partie restant assez tendue, nous ne ferons qu’admettre la capacité réelle du compost comme acteur préventif contre les maladies.

Nous le nommerons le postulat du compost.

Conclusion

Cette série d’avantages peu évident à premier abord forme une raison implacable de composter, si vous n’aviez pas été encore convaincu. Finissons par une note vindicative : « Arrêtons l’asphaltisation, compostons ! »

Commentaires

de Yves
Bonjour, Je commercialise un produit 100% minéral et naturel, quasiment inconnu en France, constitué de granules dont la spécificité est de détruire les odeurs causées par la dégradation de matières organiques. En travaillant sur un produit à base de compost, je me suis aperçu que mon produit éliminait totalement son odeur, simplement en y mélangeant quelques poignée de mes granules. Cette information peut-elle intéresser vos lecteurs ? Pensez-vous que je pourrais trouver des débouchés pour mon produit par votre intermédiaire ? Je serais ravi d’en discuter avec vous. Bien cordialement,

Yves

de Lily73190
Article très explicite avec une pointe d’humour, j’aime

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